AQUITAINE – GASCOGNE


circleAQUITAINE / GASCOGNE

 

La nouvelle région qui nous est imposée ne semble pas déranger grand monde, même si sa composition est aberrante, du fait de nombreux éléments. Elle n’est pas logique du point de vue historique, ce qu’on voudrait nous faire accroire pour nous faire admettre l’inadmissible… La première fois qu’il est fait mention de l’Aquitaine remonte aux commentaires de Jules César à propos de sa vision de la Gaule. Cette Aquitaine Prime était nettement comprise entre la Garonne, les Pyrénées et l’Océan, épousant approximativement les limites de la Gascogne, du moins de la Gascogne linguistique, laquelle déborde toutefois la Garonne avant qu’elle se joigne à la Gironde, et elle la franchit également au niveau de l’Ariège jusqu’au col de Port et le Val d’gascogneAran hispano-gascon. La grande Aquitaine à laquelle se rattachent les politiques et dont notre nouvelle région épouserait les contours, remonte à l’empereur Auguste lors de la réorganisation administrative de la Gaule qu’il entreprit, entre l’an -20 et l’an -15 de notre ère. Cette Aquitaine dont la surface équivalait quasiment à la moitié de la France actuelle, était l’une des trois provinces de la Gallia Nova. Plus tard, les Romains divisèrent cette énorme entité en trois sous-ensembles : l’Aquitania Prima (territoires se situant à l’est) , l’Aquitania Secunda, située dans la région centrale, et l’Aquitania Novempopulania, correspondant à l’Aquitaine de César, donc à la Gascogne. (cette Aquitaine dite aussi Novempopulania était composée de neuf peuples –d’où son nom- , qui s’étendirent à douze, en englobant ce qui deviendra le Béarn.) En outre, les limites de ce qu’on appela l’Aquitania varièrent extrêmement tout au long de l’histoire, comme un élastique se déformant à volonté, sans jamais se retrouver soit dit en passant- dans un état approchant le nouvel ensemble imposé. Il n’est donc pas d’exemple historiquement avéré que l’entité administrative qu’on nous impose aujourd’hui pourrait être validée par une supposée logique historique. La logique qui a conduit ses créateurs à composer cet ensemble disparate, ne l’est qu’à des fins politiciennes, ou économico-financiaro-politiciennes. Reste à prouver que le citoyen lambda y trouve son intérêt !!! Ainsi le Béarn se trouve à la base d’une sorte d’éventail, isolé au fond de ses Pyrénées.
De même, il n’est pas logique que nous ne soyons pas associés à nos voisins Bigourdans, car les deux provinces ont été créées en même temps par deux frères, délégués par Louis le Débonnaire, au IX° siècle. Il y eut d’ailleurs longtemps un chassé-croisé familial quant à l’accession au pouvoir de l’une ou l’autre de ces provinces, ou de l’ensemble. Qui plus est, la langue locale est identique, ce qui en ferait également un excellent motif de regroupement. Lors d’une enquête monographique sur les communes de Bigorre, qui eut lieu à la fin du XIX° siècle, les instituteurs firent souvent référence au béarnais, lorsqu’il s’agit de dénommer la langue vernaculaire locale. Le Gers serait susceptible de rejoindre les deux provinces pyrénéennes du fait d’un passé commun (archevêché, intendances à Auch … etc.) et d’une langue originelle commune, de même évidemment que toutes les régions incluses dans la Gascogne linguistique, qui est la Gascogne des peuples. En conséquence, si on veut dégager une entité régionale fiable historiquement, et représentant une certaine unité, il ne pourrait s’agir que de la Gascogne, qui fut un duché et fut indépendante, ne l’oublions pas.

 


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