Histoire de l’aviation en Béarn


                                        Dès 1909, les terres béarnaises du Pont-Long, au nord de Pau, ont vu les premières évolutions aéronautiques, devancées cependant par les ballons atmosphériques et leurs courses folles entreprises aux alentours de Pau, notre capitale. Ce sont les frères Wright venus tout droit des « states » qui furent les précurseurs de l’aventure aéronautique entreprise sur nos terres. Leur choix était dicté, entre autres, par la stabilité climatique du Pont-Long, avec l’absence de vents violents. Durant leur séjour, les records de distance/temps se succédèrent sous les yeux d’un public conquis et de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le roi d’Espagne venu spécialement d’Ibérie pour assister à cet événement mondial. L’homme politique local Louis Barthou, conseiller général des Basses-Pyrénées et ministre polyvalent, prit même place dans l’aéroplane des frères Wright, le Flyer II. Un atterrissage brutal lui causa même une blessure et dut faire choir par la même occasion son indéboulonnable chapeau melon. Durant leur séjour, les deux frères formèrent trois aviateurs dont l’un d’eux passera avec son « coucou » quelques mois plus tard sous l’arc de triomphe de Paris. La guerre survenue cinq années après ce brillant épisode aérien, avec la première utilisation des aéroplanes comme engins de guerre, le Pont-Long devint naturellement la base d’une école de pilote de guerre. Plusieurs décennies plus tard, c’est l’école des troupes aéroportées de Pau qui s’établit à cet emplacement. Les records de parachutisme défilèrent également.
                                Une conséquence indirecte de l’élection du Pont-Long comme terrain d’évolutions aériennes, fut la traversée de l’Océan Atlantique par Lindbergh…. Elle tient au Béarnais Raymond Orteig, Ossalois de surcroît, qui offrit une récompense importante au premier aviateur qui franchirait l’Océan Atlantique, dans un sens ou dans l’autre, mais sans escale. Raymond avait assisté tout jeune à des évolutions aériennes au-dessus du Pont-Long et en avait gardé un souvenir merveilleux. Il partit aux USA et finit par acheter un restaurant à New-York, qu’il géra si bien qu’il le fit fructifier en achetant immeuble sur immeuble, hôtel sur hôtel. Lorsque Lingbergh revint triomphant dans son pays, il défila avec un cortège impressionnant de voitures à travers les larges et longues avenues de New-York. L’histoire ne précise toutefois pas que le personnage bedonnant assis à ses côtés durant de défilé, n’est autre que Raymond Orteig, bouclant en quelque sorte une boucle États-Unis – Béarn.
           Toute cette épopée mémorable est racontée en béarnais ici :

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